mardi 28 octobre 2008

Monsieur Bernie va au cinéma pour vous : Coluche, l’histoire d’un mec



Bon, ce n'est pas parce que je n'ai ni le temps ni l'inspiration d'écrire, que ce blog doit rester
en jachère cette semaine!!!
J'ai donc fait appel l'agent Bernie.
Pour vous il est allé au cinéma.
Voici son premier compte rendu de la semaine :


Coluche, l’histoire d’un mec

Voilà film Français qui ne pourra pas blâmer les médias de ne pas l’avoir assez soutenu
au moment de sa sortie… que d’émissions télé, radio, couvertures de magazines bref…
On a assisté à la résurrection de Saint Coluche au moment de la sortie du film.
Malheureusement, malgré les efforts louables de François-Xavier Demaison pour incarner
le pitre préféré des Français, la copie ne vaudra jamais l’original.
Pire encore, les images d’archives dont on nous a abreuvé durant la promotion du film
ont tué toute tentative de reproduction.
Comme aurait chanté France Gall, amie du défunt comique, il manque au film d’Antoine de Caunes
ce « petit supplément d’âme ».

On sera reconnaissant à De Caunes de ne pas avoir cherché à retracer toute l’existence de Coluche
mais de se restreindre à sa campagne présidentielle de 1981.
Cela faisait effectivement un beau sujet…. Mais au final quel gâchis !
Hésitant entre le film engagé, le film témoignage et le film hommage,
De Caunes (dont je suis pourtant un grand fan) loupe sa cible à chaque tentative.
Difficile il est vrai de recréer les apparitions publiques de Coluche, ses sketchs et ses réparties
n’ont pas le même mordant dans la bouche de quelqu’un d’autre.
Ce n’est pas rare d’ailleurs de ressentir un réel embarras lorsque votre voisin de palier ou le gars au fond
du bistrot « balance » une vanne en ajoutant « comme aurait dit Coluche ».
On ressent exactement la même gène quand François-Xavier Demaison prend son dictaphone pour enregistrer une plaisanterie et affirme « celle-là elle est bonne, je la ressortirai … »

Je préfère m’arrêter là parce que je trouve cruel de devoir dégommer un film dont les acteurs,
le réalisateur et l’homme auquel ils rendent hommage me sont chers…
Le constat le plus triste étant que Coluche nous manque et n’est pas prêt d’être remplacé.

Et vous? Vous en avez pensé quoi de ce film?
N'hésitez pas à donner votre avis, ça fera du papotage dans les commentaires et Bernie sera
heureux de vous expliquer les pourquoi du comment de son opinion.

Bernie est aussi allé voir :"Super Blonde" et "La course à la mort"

Son compte rendu?
Et bien demain , pardi!!!

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Salut Bernie !
Contrairement à toi, je ne peux plus sacquer De Caunes depuis que:
1- il se prend au serieux
2- il se la pète réal'
3- je l'ai rencontré lors d'un stage (on l'avait invité à présenter Monsieur N. au festival pour lequel je bossais) et qu'il m'a pris pour sa boniche et m'a parlé comme à une merde !
Donc, ça ne m'étonne pas qu'il n'atteigne pas son but avec son film. Et puis, je vais avoir l'air réac' et snob, mais j'ai tendance à éviter d'aller voir les films dont on nous bassine sur tous les médias. Pour finir, tu as dû lire (et si je t'invite à le faire sinon ;)) dans le dernier chronicar't un excellent article sur ces tentatives foireuses de faire renaître des personnages ou des époques du temps passé sur un air mélancolique : et ben ce film en fait partie !
T'as vu le premier dyptique sur Mesrine sinon ?

boeufauxoignons a dit…

corentine : ben pareil j'ai du mal avec de caunes depuis quelque temps.
Et effectivement ses films sont de grosses bouses quand même...les morsures de l'aube...Monsieur N,...
Putain le blème avec les biopics c'est que les français vont épuiser le filon à fond. Celui qui va me faire le plus peur? celui sur gainsbourg...

Anonyme a dit…

Bernie :

@Corentine : Salut ! Argh, De Caunes est devenu un odieux personnage... bon, je veux bien te croire sur parole. La seule chose que je puisse affirmer est que son film est raté... à la différence de celui sur Mesrine (le 1er du diptyque en tout cas, n'ayant pas vu le 2nd).
C'est assez paradoxal de rater un film sur un gars attachant au point de ternir son image (Coluche donc) et de réussir un film sur un odieux criminel et de redorer son blason (Mesrine en l'occurrence).

Anonyme a dit…

si coluche avait vécu au temps des dinosaures, le film de lui aujourd'hui n'aurait jamais été le même. style ça aurait été presque un film genre "l'abbé pierre" voyez...
mesrine date du temps des dinosaures, l'époque où les voyous étaient encore vu comme des gens impressionnants et finalement plus malins que les autres. je pense que j'attendrais qu'il passe à la télé.
mais celui sur coluche je m'en passerais complètement, je préfère garder l'image que j'ai de lui au fond de mon coeur.
povrecito, il doit râler de rien pouvoir dire de sa tombe!

Anonyme a dit…

PS: j'ai remarqué que bien souvent en vieillissant, les meilleurs deviennent de vrais connards en fait....

Anonyme a dit…

Bernie :

@anonyme : Mesrine et Coluche sont nés à 8 ans d'écart... et morts à 6 ans d'écart...

Le film sur Coluche se concentre sur sa campagne avant les présidentielles de 1981, donc pas sur ses actions pour les Restos du Coeur....

En observant les réactions dans la salle pendant la séance du film sur Mesrine, la fascination qu'il exerçait (ou du moins la représentation que Jean-François Richet en donne) me paraissaient tout à fait actuelle et n'est pas près de s'éteindre avec un tel film!

boeufauxoignons a dit…

c'est clair!! Plus je vieillis, plus je deviens conne. sisi je vous jure!